ARDER-HAVIR

Elisa Pône & Julien Perez

 

Du samedi 23 avril au samedi 9 juillet

AUTOUR DE L'EXPOSITION

- vernissage > samedi 23 avril 15h
navette gratuite depuis Paris-La Concorde
> info-réservation : microonde@londe.fr

- regards croisés > mardi 21 juin, suivi d’une performance musicale d’Élisa Pône et Julien Perez
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- atelier-goûter en famille > mercredi 27 avril à 15 h
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© Elisa Pône, À la vague suivante que la suivante efface, BBB Centre d’art, 2021 – Commissaire Marie Bechetoille Photo © Édouard Decam / Courtesy de l’artiste et de la galerie Michel Rein

 

Elisa Pône est sculptrice et vidéaste, parfois bassiste dans un groupe punk. Julien Perez, compositeur et interprète, travaille à mettre en musique certaines sculptures. Dans la rencontre entre leurs deux univers se construit une exposition inclassable et hors-norme.

 

Véritable injonction à la combustion, A.R.D.E.R.-H.A.V.I.R. tire son origine de deux termes d’Ancien français qui font référence à la brûlure, à l’inflammation, à l'incandescence. Dans l’idée d’une réciprocité entre les
œuvres, entre combustion et exaltation, réside le versant d’un projet purificateur. Le langage courant conserve les expressions : « être consumé par la haine », « exploser de joie ». Le feu donc, pour quel horizon esthétique
et pour quelle réciprocité mentionnée ci-dessus ?

De fait, la combustion réduit la matière pour se donner à voir. Il n’y a pas de fumée sans feu. Poussière, tu redeviendras poussière. Dans cette courte filiation qui mène de l’image au son, de la rétine au tympan, il s’agit probablement ici de déplacer ce cordonnet sanitaire d’un silence qui place l’art hors de l’état d’écoute, vers un mutisme protecteur et sacralisateur.

Dans la rencontre des travaux de Julien Perez et Elisa Pône, réside un regard qui sera nécessairement celui du tiers, une affinité élective émergeant de leur dialogue.